26 août 2022 - Intérieur éco-friendly

Composteur : comment réduire ses déchets au jardin et bien l'utiliser ?

Comment faire son compost ? Où mettre son composteur au jardin ? Quels déchets sont compostables ? Comment faire un compost sans odeur ? Camif vous propose un tour complet pour réussir son compost simplement en réduisant sa production de déchets verts et comprendre comment la transformation des biodéchets fonctionne.

Composteur : comment faire son compost ? | Blog Camif

Pourquoi faire son compost ?

Nos poubelles débordent ! Une des raisons est l'apport de déchets organiques - ou biodéchets - dans celles-ci. Déchets de cuisine ou issus de l'industrie agro-alimentaire viennent encombrer les poubelles, puis doivent être convoyés vers les centres de tri. Cela nécessite une dépense d'énergie évitable. De plus, quand les biodéchets ne sont pas brulés, ils sont enfouis et produisent du méthane, un gaz à effet de serre puissant. Faire son compost, c'est donc limiter la production de gaz à effet de serre et réduire la taille des poubelles.

Adopter un composteur, c'est aussi un acte simple pour lutter contre la pollution de l'air et l'émission de particules fines : ce qui n'est pas brûlé ne sera pas rejeté dans l'atmosphère. En France, 40 000 décès prématurés par an sont attribués à la pollution de l'air selon Santé Publique France. Il est d'ailleurs interdit de brûler ses déchets à l'air libre ou en incinérateur de jardin depuis 2011.

Faire son compost, c'est aussi et avant tout s'offrir une ressource incroyable en terreau pour un jardin riche et fertile.

? Vers une généralisation de l'usage des composteurs 

D'ici le 1er janvier 2024, tout producteur de déchets (collectivité, administration, ménage, professionnel, etc), devra procéder au tri à la source des biodéchets et les solutions ne manquent pas : le compostage domestique ou collectif, la collecte séparée des biodéchets. Ainsi, les déchets sont valorisés pour fertiliser la terre au plus près de nous. C'est aussi ça l'économie circulaire.

Compostage domestique

Quand on parle de compost domestique, on s'intéresse au composteur en bac, au lombricompost, au composteur de cuisine type bokashi ou tout simplement au compostage en tas, au fond du jardin. C'est le processus de transformation des biodéchets chez soi pratique pour réduire ses déchets et fabriquer son propre compost.

Compostage industriel

Le compostage industriel est quant à lui issu d'une collecte à plus grande échelle, réalisé dans des conditions maîtrisées et qui monte à de très hautes températures. Il peut dégrader différents déchets comme les boues d'épuration, le fumier ou les déchets organiques issus des industries.

Où mettre son composteur dans le jardin ? 

Le composteur en bac est la solution la plus utilisée au jardin. Pratique, il est moins encombrant que le compostage en tas et il permet d'accélérer le processus de décomposition.  

L'emplacement idéal pour son composteur est dans un coin du jardin, en contact direct avec le sol. Et oui, si vous positionnez votre composteur sur une dalle en ciment, nos amis les vers de terre et les micro-organismes risquent de ne pas trouver le chemin pour le coloniser et décomposer correctement le compost.

Coup de cœur

Comment faire son compost ?

Avant d'incorporer dans le composteur des déchets organiques, il est important d'aérer la terre à son pied pour permettre une belle migration des vers de terre (entre autres). Ensuite, il suffit de placer au fond des éléments ligneux : brindilles et broyat de branches feront merveille pour amorcer le compostage en assurant une bonne ventilation du compost.

Maintenant, la grande aventure du compostage peut débuter ! Pour bien fonctionner, votre composteur a besoin de quatre éléments principaux :

  • d'air (le compostage est un procédé de transformation aérobie) ;
  • d'humidité (l'eau, c'est la vie) ;
  • de biodéchets humides ou verts (souvent pourvoyeurs d'azote) : épluchures de légumes, restes de tonte, fleurs fanées et autres végétaux frais ;
  • de biodéchets secs ou marrons (carbone) : carton sans encre, mouchoirs en papier, feuilles mortes, cendre de bois, sciure, broyat de branches, etc.

Il est possible d'ajouter à son compost les coquilles d'œufs. Pensez cependant à les broyer avant car bien qu'excellentes pour nourrir le compost en calcium, elles ne se décomposent pas si facilement. Mieux vaut en revanche éviter la viande, les plantes malades, le lierre (qui aurait l'audace de s'installer dans le composteur).

Le compost s'entretien ensuite en s'aérant régulièrement et en vérifiant son taux d'humidité. S'il est trop sec, les micro-organismes meurent et la décomposition s'arrête. Ajoutez au compost des déchets humides pour le réactiver. Si vous n'avez pas de déchet vert à disposition, il est possible de l'arroser tout simplement.

Comment éviter les odeurs de compost ?

Lorsque le compost commence à sentir fort, c'est que la décomposition des matières organiques ne fonctionne pas comme elle devrait. Souvent, les mauvaises odeurs sont dues à une trop grande humidité dans le compost. Il s'agit alors de rééquilibrer l'humidité en y apportant des déchets secs comme des feuilles mortes ou du broyat de bois.

? Mémo des déchets de jardin compostables

☑ feuilles mortes ;
☑ herbe issue de la tonte et du fauchage ;
☑ résidus de taille, débroussaillage et élagage ;
☑ végétaux non envahissants et non malades ;
☑ fruits et légumes non consommables ;
☑ épluchures de fruits et légumes.

Comment limiter sa production de déchets alimentaires ?

Pour limiter le gaspillage alimentaire, réduire la taille de ses biodéchets ou même se lancer dans le zéro déchet, il peut être intéressant de prendre la question des déchets autrement et d'inverser son point de vue : et si ces biodéchets étaient une ressource pour se nourrir autrement, jardiner fertilement ou décorer festivement ?

Comment se servir de son compost de jardin ? 

Il faut compter quatre à cinq mois pour pouvoir utiliser son compost. On parle d'un compost « mûr », qui peut être incorporé dans la terre pour la fertiliser. Avant ce temps, en deux mois, il est tout de même possible de l'utiliser en paillage

On reconnaît un compost mûr à sa charmante odeur de sous-bois, d'humus, à sa couleur sombre et à sa texture fine et légère. 

Au jardin, tout se recycle, tout se transforme 

Le jardin produit de nombreux déchets verts. Heureusement, chaque élément a son utilité et rien ne se perd au jardin. Nous vous partageons nos trois solutions préférées pour ne pas vous laisser envahir et pour limiter vos déplacements vers la déchèterie.

Le compostage

Le compostage est la première méthode pour réduire ses déchets verts à la maison. Engrais naturel, formé par la transformation de ces déchets organiques, le compost est une solution simple à mettre en œuvre et écologique. Bon pour la terre et vos économies, il va nourrir votre jardin et faire pâlir d'envie vos voisins. Vive le jardin fertile et nourricier !

Le paillage

Le paillage, lui, est constitué de végétaux broyés comme la paille, les feuillages ou encore les branchages issus de l'élagage. Il permet d’utiliser ces déchets verts pour recouvrir le sol, limiter le désherbage et maintenir l'humidité de la terre. Renseignez-vous auprès de votre mairie qui peut proposer la location de broyeurs à végétaux.

Le mulching

La tonte mulching est une technique qui consiste à réutiliser l’herbe broyée sur le gazon afin de nourrir le sol. Ici le déchet devient encore un engrais naturel, comme le compost. Et tout comme le paillage, cette pratique permet de limiter l’arrosage. Ce mulch peut tout aussi bien servir de paillage pour vos plantations, il apporte l'azote prisé des végétaux.

Comment économiser l'eau au jardin ?

Pour économiser l'eau, il faut avant tout préparer le jardin pour limiter ses besoins en arrosage. Cela passe par cinq points principaux (qu'il peut être bon de rappeler) :

☑ choisir des plantes adaptées aux conditions climatiques de sa région ;

☑ créer des zones d'ombre (avec des végétaux grimpants, des arbres et des arbustes) ;

☑ Enrichir le sol en humus et micro-organismes (avec du compost évidemment) ;

☑ couvrir la terre nue avec du mulch ou du paillage ;

☑ récupérer l'eau de pluie pour arroser le potager.