La Camif : « une entreprise à mission » à la française

Une entreprise : le profit mais pas seulement ! Cette question est au cœur de la grande consultation lancée par le gouvernement qui doit déboucher sur la loi PACTE (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises). Comment et pourquoi redéfinir l'entreprise ? Serait-il possible de créer une nouvelle forme d'entreprise en France ? La Camif a contribué au débat sur l’évolution de notre code civil et sur la création d’un nouveau statut reconnaissant les « entreprises à mission » : la Société à Bénéfice Etendu. En tant qu’entreprise pionnière sur le sujet en France, Émery Jacquillat, PDG de la Camif, témoigne !

Profil Emery Jacquillat

À la Camif, nous sommes convaincus que ce nouveau modèle d’entreprise à mission, plus durable, plus local, plus inclusif et circulaire, est le changement dont le capitalisme a besoin. Il était grand temps de questionner le rôle de l’entreprise dans la société, et de Redonner du Sens à l’Entreprise (RSE).

se réjouit Émery Jacquillat.

QU’EST-CE QU’UNE ENTREPRISE À MISSION ?

Le Code civil Français contient des milliers d'articles écrits en 1804, mais les articles qui définissent les sociétés commerciales n’ont connu à ce jour aucune modification. Nicolas Hulot, le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, souhaite faire évoluer ces articles et a déclaré le 11 décembre 2017 que « l’objet social des entreprises ne peut plus être le simple profit sans considération aucune pour les femmes et les hommes qui travaillent, sans regard sur les désordres environnementaux ».
La création d’un statut « d’entreprise à mission » répond en effet à l’émergence d’un mouvement d’entreprises, qui mettent au cœur de leur modèle la résolution d’un enjeu social et/ou environnemental, en s’attachant à prendre en compte les intérêts de l’ensemble de leurs parties prenantes.
Cette possibilité existe déjà aux États-Unis : les "benefit corporations". Le principe est d'écrire dans les statuts de la société une mission sociale, scientifique ou environnementale qui s'ajoute à la recherche du profit. Modifier le Code civil pour tout le monde ou créer des entreprises à statut spécifique, pour l'heure, le gouvernement n'a rien laissé filtrer de ses intentions.

"Cette différenciation positive aura aussi pour effet d’encourager les sociétés classiques à s’interroger et se positionner : font-elles partie du problème ou de la solution ? Ce nouveau statut de « Société à Bénéfice Étendu » contribuera à accélérer la transition d’entreprises classiques vers un développement durable" selon Émery Jacquillat, président de la Camif.

La mission de la Camif

« Proposer des produits et services pour la maison, conçus au bénéfice de l’Homme et de la planète. Mobiliser notre écosystème (consommateurs, collaborateurs, fournisseurs, actionnaires, acteurs du territoire), collaborer et agir pour inventer de nouveaux modèles de consommation, de production et d’organisation. » Telle est la définition désormais inscrite dans les statuts de la Camif depuis le 17 novembre 2017.

LA CAMIF : PIONNIERE DE L’ENTREPRISE A MISSION EN FRANCE 

Une démarche logique pour camif.fr qui, depuis la relance de la « Camif » en 2009, invente un nouveau modèle économique, construit avec l’ensemble de nos parties prenantes et plaçant la RSE au centre de nos actions. Aujourd’hui rentable, la Camif prouve ainsi que l’on peut faire rimer croissance avec responsabilité sociale, sociétale et environnementale.
A la Camif, c’est une démarche initiée depuis 2014, ce qui en fait aujourd’hui l’une des 1ères entreprises à mission en France ! Une structuration qui s’est déroulée en plusieurs étapes.

ENTREPRISE A MISSION : DANS LES STATUTS & DANS LES FAITS

ETRE UNE « ENTREPRISE A MISSION » : UNE DEMARCHE EN 3 TEMPS 

Une mission à impact positif

La formalisation de notre mission, d’autant plus qu’elle a été co-créée avec nos parties prenantes, est un véritable levier d’engagement et précise la raison d’être de l’entreprise. Cette mission est désormais inscrite dans nos statuts depuis 2017. Elle éclaire chacun (collaborateurs, fournisseurs, clients, acteurs du territoire, actionnaires…) dans ses interactions avec l’entreprise. Elle engage les dirigeants et actionnaires à prendre en compte les intérêts de toutes les parties prenantes et les enjeux du développement durable. L’inscription dans les statuts protège les décisions des dirigeants n’allant pas nécessairement dans le sens de la maximisation du profit à court terme mais visant à créer une valeur plus partagée et plus durable, et pérennise également la mission de l’entreprise au-delà de changements d’actionnaires ou de dirigeants.

Une nouvelle gouvernance : la Cellule’OSE ! 

La modification de l’objet social pour adopter un Objet Social Etendu « OSE » intégrant sa mission appelle la mise en place d’une gouvernance associée : à la Camif, nous l’avons baptisée "Cellule'OSE". Ce comité à l’Objet Social Etendu est composé de représentants des parties prenantes et de membres externes indépendants. Son rôle : s’assurer du respect des orientations stratégiques liées à la mission de la Camif et son évaluation. Pour cela, il établit un rapport annuel, à la disposition des collaborateurs de l’entreprise, qui fait l’objet d’un avis au conseil d’administration. 

Une évaluation par un tiers indépendant : la certification BCorp

Pour que la démarche soit un levier d’innovation créateur de valeur économique, sociale et environnementale, il est nécessaire qu’elle soit structurée et que son impact soit mesurable. En 2015, la Camif a rejoint la communauté des 2 360 BCorp de 52 pays dans le monde, partageant l’idée que l’entreprise est un puissant levier de transformation de la société et que l’on peut concilier profit et impact positif. Honorée « Best for the World » pour son score sur l’impact positif sur sa communauté, la Camif se place parmi le top 10% des meilleurs BCorp dans le monde.
Sur le modèle des « Benefit Corporations », la Camif réalise un rapport d’impact prenant en compte les intérêts de l’ensemble des parties prenantes.

RSE : REDONNER DU SENS A L’ENTREPRISE 

Faire le choix de devenir une entreprise à mission permet de structurer les démarches de Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) déjà engagées par la Camif, en mettant la RSE au cœur de notre modèle avec pour effet de Redonner du Sens à l’Entreprise.

Étendre l’objet social en précisant des finalités sociales ou environnementales est à la fois :

  • un levier d’engagement pour les parties prenantes,
  • un levier d’innovation (sociale et environnementale),
  • et un levier de création de valeur stratégique pour l’entreprise.

La Camif a pris le parti de soutenir l’économie française à travers l’ensemble de son activité. Un important effet multiplicateur sur l’économie française ! 

Consultez notre rapport RSE 

Nos engagements en vidéo !

C’est en ce sens que nous poursuivons notre mission en proposant une offre pour l’équipement de la maison, en faisant le pari de la qualité, du Made in France, ainsi que de la consommation durable et responsable. L’objectif ? Aider nos clients à consommer mieux et plus juste.

Je regarde la vidéo

UNE ENTREPRISE A MISSION ÇA DONNE QUOI ? 4 EXEMPLES CONCRETS DE L’ENGAGEMENT DE LA CAMIF

 

  1. Réduire la TVA sur les produits qui respectent l'environnement, l'humain et le savoir-faire local : la Camif lance une pétition pour une TVA responsable

  2. #OnDonneTout : c’est par ces mots que le 24 novembre 2017 les clients de camif.fr ont été accueillis. Une action coup de poing pour illustrer notre signature, « Changeons le monde de l’intérieur », en choisissant de fermer notre site le jour du Black Friday.

  3. Le Camifathon, c'est un projet ambitieux et collectif : créer la Marque de Développement Durable de la Camif ! 3 jours de co-création qui ont réunis clients, designers, fabricants et experts du développement durable autour de ce projet.

  4. Avec La Place, trouvez des solutions alternatives pour consommer responsable : réparer, recycler, rénover. Découvrez tous les acteurs de l'économie responsable près de chez vous !

 

VU DANS LES MÉDIAS !

Article paru dans Le monde, 14 février 2018

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